La limitation de vitesse sur les routes nationales à 80 km/h fait de nouveau polémique.

Depuis des mois le sujet nourrit le débat et nous offre une partie de Ping-Pong Français de haut niveau. Un va-et-vient entre les élus de tout le territoire et le gouvernement, autour du projet de baisse de la limitation de vitesse nous procure un suspense sans fin.

Mise en place de la réforme au 1er juillet 2018.

En effet, certaines études contradictoires, affirment que cette limitation à 80 km/h ne serait qu’une mesure électoraliste et n’offrirait absolument aucune garantie concernant la véritable efficacité de la mesure sur les taux d’accidents et/ou de mortalité. Le gouvernement, dans un premier temps, a fait machine arrière pour finalement décider de l’application concrète de la réforme au 1er juillet 2018.

Le lien de cause à effet n’étant pas concluant suite aux résultats des tests effectués sur quelques zones du territoire français, certains élus régionaux, étant contre l’application de cette nouvelle loi, la gronde a pris de l’ampleur dans plusieurs départements.

C’est le conseil départemental de la Creuse qui, estimant que la nouvelle loi risque d’enclaver le département, refuse de s’exécuter et au travers de sa présidente, Valérie Simonet, a  pris la décision de ne pas changer les panneaux de signalisation, laissant le soin à l’État de s’en charger.

La Creuse refuse, l’État s’en occupera-t’il ?

La présidente du département, considère que la réforme “va contribuer à l’enclavement du département” et refuse de participer à l’installation de panneaux. “En l’absence de concertation, que l’État se débrouille”, a-t-elle ainsi annoncé sur l’antenne de la radio locale France Bleu Creuse.

Des députés de droite déposent un recours en annulation

Le conseil départemental de la Creuse annonce qu’il “ne s’opposera pas à la mise en œuvre (de la limitation) par les services de l’État” mais “ne mettra aucun moyen en œuvre, ni financier, ni technique, ni humain” pour le passage à 80 km/h.

Alors que selon le site 20minutes, des députés républicains se battent encore contre la réforme et le 20 juin, estimant que la mesure visant à limiter la vitesse sur les routes secondaires est « un excès de pouvoir ».Une démarche effectuée auprès des services de l’État afin d’obtenir une dérogation sur certaines portions de routes “est restée sans suite”, a précisé le département.

Affaire à suivre…